HISTORIQUE

CRÉATION D’AMITIÉS D’AUTOMNE

Le quartier de la Pie est certainement le quartier de Saint-Maur où l’on compte le plus grand nombre de personnes âgées.

En 1979 conscient de cette situation et du manque de structure à caractère social adéquate dans ce quartier, un ami : le Docteur MAMBRÉ distingué gérontologue et Maire-adjoint dans la nouvelle Assemblée Municipale, m’a demandé si j’acceptais de fonder, à la Pie, une association pour venir assister les personnes âgées qui pouvaient avoir en besoin d’aide.

Bien entendu j’ai accepté, mais il me fallait trouver l’équipe capable de mener à bien cette mission. Ce fût relativement facile, l’idée de cette association ayant reçu un accueil favorable auprès de toutes les personnes contactées.

Dans cette équipe, je devais donc m’occuper des formalités administratives, mais il y avait aussi Madame Denise DETOURNAY ancienne directrice d’école, qui devait être chargée du développement des activités et Monsieur Bernard VINCENS, éminent juriste, de la rédaction des statuts de l’association.

Après les formalités d’usage auprès des Autorités Administratives compétentes, nous avions la satisfaction de lire dans le Journal Officiel de la République du 19 octobre 1979 la création à Saint Maur d’une association dénommée « AMITIÉS D’AUTOMNE ».

AA-Jen-JauresDans l’attente de l’ouverture d’un foyer logements, à cette époque en construction avenue d’Arromanches et où nous devions nous installer, le Maire nous avait prêté un tout petit pavillon situé avenue jean Jaurès mais qui avait besoin d’une sérieuse remise en état. Nos amis tous bénévoles se sont donc transformés en peintres, poseurs de moquette etc… Et nous avons pu débuter nos actions dès avril 1980 avec l’aide indispensable d’une jeune secrétaire que nous avions embauchée.

cropped-balcon17.jpgMais il fallait préparer notre installation dans nos nouveaux locaux du 21, avenue d’Arromanches dont nous devenions propriétaire. Nous devions donc trouver l’argent nécessaire et là encore cela n’a pas été facile. Avec le Docteur MAMBRE nous sommes allés vanter nos mérites auprès des dirigeants de la DDASS et insister sur le caractère indispensable de notre implantation dans le quartier de la Pie. Il faut croire que nous avons été suffisamment persuasifs puisque nous avons obtenus une subvention relativement importante qui a pu être complétée, après bien des démarches, par un prêt de la Caisse d’Assurance Vieillesse et un autre de la Caisse des Dépôts et Consignations. En juin 1982 nous pouvions entrer dans nos locaux définitifs.

Avec Madame DETOURNAY nous pensions qu’AMITIES D’AUTOMNE ne devait pas être seulement un Club où les gens se rencontrent pour jouer aux cartes ou bien participer à un voyage. Bien sûr, ces activités sont indispensables et nous les organisons comme l’on peut le voir plus loin. Mais les plus âgés ne doivent pas être écartés de la collectivité et leur expérience peut toujours être profitable à la société. C’est ainsi qu’avec Monsieur DAYAN, Directeur de l’école toute proche, nous avons organisé des déjeuners communs à la cantine avec les enfants. Nous avons également trouvé des correspondants à PFORZHEIM notre ville jumelle en Allemagne ; quoi de plus réconfortant que de voir des hommes qui ont combattu l’un contre l’autre durant la dernière guerre, devenir des amis.

Lors de notre Assemblée Générale de 1982, Madame Denise DETOURNAY terminait son rapport moral ainsi : « notre époque semble découvrir la place que tiennent les personnes isolées dites “âgées” dans notre société.

Autrefois leur rôle n’était contesté par personne, les Anciens ont toujours personnifié l’expérience. Ils participaient à l’éducation des jeunes et transmettaient oralement la tradition. Ils étaient honorés et respectés. On considère maintenant comme vieux celui qui a cessé d’exercer une activité professionnelle. Il en résulte souvent pour la retraité un sentiment d’inutilité et de découragement. Pourtant à 55 ou 60 ans une longue période s’ouvre encore devant le nouveau retraité. Il lui faut s’adapter ». C’est, en fait, l’analyse de cette situation qui a toujours guidé notre réflexion pour la mission que nous avons voulu donner à AMITIES D’AUTOMNE.

Jacques HOWILLER

Président d’Honneur